Damdidam

                                                                                                  Damdidam
Peut-être que Terry Pratchett a raison... et peut-être pas...




"Ah, fit Suzanne d'une voix monocorde. Du boniment. Je t'aurais cru moins imaginatif que ça.
-JE N'AI PAS UN SOU D'IMAGINATION. CE SONT LES HOMMES QUI VIVENT DANS LE BONIMENT.
- D'accord. Je ne suis pas demeurée. Tu dis que les hommes ont besoin... d'imaginaire pour rendre la vie supportable.
- AH BON? COMME UN GENRE DE PILULE ROSE? NON. LES HOMMES ONT BESOIN D'IMAGINAIRE POUR ÊTRE HUMAINS. À LA CONJONCTION DE L'ANGE DECHU ET DU SINGE DEBOUT.- Le Père Porcher? La fée des dents? Les petites...
- OUI. UNE MISE EN TRAIN. IL FAUT COMMENCER PAR APPRENDRE À CROIRE AUX PETITS MENSONGES.
- Et alors on peut croire aux gros?
- OUI. LA JUSTICE. LA PITIE. LE DEVOIR. CES CHOSES LA.
- Ca n'a rien à voir!
- TU CROIS? ALORS PRENDS L'UNIVERS, REDUIS LE EN POUDRE TRES FINE, PASSE CETTE POUDRE AU TAMIS LE PLUS SERRE ET ENSUITE MONTRE-MOI UN SEUL ATOME DE JUSTICE, UNE SEULE MOLECULE DE PITIE. ET POURTANT..." La Mort agita la main.
"ET POURTANT LES HOMMES AGISSENT COMME S'IL EXISTAIT DANS L'UNIVERS UN...UN ETALON DU BIEN A L'AUNE DUQUEL ON POURRAIT LE JUGER.
- Oui, mais ils sont bien obligés de croire à ça, sinon à quoi bon...
- C'EST BIEN CE JE DIS."
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# Posté le vendredi 26 décembre 2008 14:06

Ostraciser, v = exclure, proscrire, mettre en quanrantaine

Ostraciser, v = exclure, proscrire, mettre en quanrantaine

Comme la pluie nous manque parfois, un orage aurait plus d'allure pour se crier ces choses là, se jeter ces mots à la figure, comme la pluie nous manque parfois, comme le soleil nous tue, comme ses rayons nous semblent froids quand on ne s'aime plus...
Comme les forces nous manquent parfois, une bagarre aurait plus de gueule : passer ton visage à tabac, qu'enfin plus personne n'en veule, comme les forces nous manquent parfois, comme nos bras nous trahissent lorsque l'amour entre nos doigts comme le sable glisse...
Comme les pleurs nous manquent parfois, un mélo aurait plus de classe, quelques larmes nous valons bien ça, mais c'est trop demander hélas, comme les pleurs nous manquent parfois, comme nos paupières sont sèches, quand cupidon dans son carquois n'a plus la moindre flèche...
COMME LA NUIT NOUS MANQUE PARFOIS, LE NOIR SERAIT PLUS A MON GOUT, CES ETOILES COMME AUTANT DE CROIX TOUT UN CIEL EN DEUIL DE NOUS, COMME LA NUIT NOUS MANQUE PARFOIS, COMME ELLE TARDE À VENIR QUAND ELLE TOMBE TREMBLES-TU DE CA : TOUTES CES NUITS À VENIR...

Alex BEAUPAIN

# Posté le mardi 07 octobre 2008 14:28

Voui, voui

Voui, voui


C'est bête à quel point je suis incapable de dire, d'exprimer les choses. Parce que c'est vraiment ça, une incapacité, un truc qui me bloque, quelque chose dans ma tête qui me hurle de ne pas dire, de ne pas dévoiler, de ne pas devenir vulnérable. Et ça me bouffe le coeur et l'esprit, et ça m'empêche d'avancer, quelque part. Je me dis que je vais crever sans leur avoir dit, sans qu'ils sachent. Je pense ça et pourtant je suis toujours incapable de leur dire.
Je sais pas, peut-être que c'est une question d'éducation, une question d'habitude, l'habitude de se dissimuler derrière quelque chose, une dureté, un cynisme, je ne sais pas. J'essaye, c'est sûr ça que j'essaye, des fois je me lève le matin et je me dis "aujourd'hui je vais leur dire, je vais le faire", et puis non, ça ne vient pas.
C'est quand même fou, cette incapacité, ce truc qui me bloque, mais c'est quoi au juste, oui des fois je me le demande bien, qu'est-ce que ça peut être : une forme d'orgueil, ou je ne sais pas moi, de fierté, ou bien juste la peur, voilà, la peur que les autres voient vraiment, qu'ils sentent, qu'ils comprennent, qu'ils en viennent à penser que je suis quelqu'un de sentimental. Je n'ai pas envie, pas besoin de passer, d'être perçue comme quelqu'un de sentimental.
Mais il reste quand même ces choses qui pèsent lourd sur le coeur, et qui restent là, et qui finissent par être encombrantes à la fin. Je ne sais pas, je n'ai jamais su, je ne suis décidément pas douée pour les déclarations.
Par exemple j'aurais aimé savoir lui dire, lui avouer, que même si je sais que ça doit finir, et que ça finira forcément, même si je sais ça je n'arrive pas à y croire, à l'imaginer. Et peut-être que si je ne peux, ne veux l'imaginer c'est parce que j'espère toujours, illusoirement, que ça durera encore, encore un peu, juste le temps de se quitter, de partir, de se quitter sans même s'en apercevoir. J'aurais voulu apprendre à lui dire - lui dire sans plaisanter, pour de bon - lui dire que sans lui je suis tout à fait perdue, sans repères.
Si j'avais su je lui aurais dit, à elle, je lui aurais dit que depuis qu'elle m'a déçue, qu'elle m'a trahie, je n'ai plus confiance en personne, je lui aurais dit que je suis devenue méfiante, plus méfiante même qu'auparavant, que je ne parviendrai pas à oublier, à oublier ce qu'elle m'a fait, ce qu'elle a dit.
Je leur aurais dit, à eux six, je leur aurais dit qu'ils sont ma famille, ma raison d'être, je leur aurais confessé que j'aurais voulu qu'il en soit autrement, que nous soyions une vraie, une authentique famille, et j'aurais aimé qu'ils sachent qu'ils sont ma blessure la plus vive, la plus ecorchée, le regret de ma vie.
Je leur aurais dit, à eux deux - je les aurais regardés bien en face, sans pleurer - je leur aurais dit qu'ils sont ma source, mes origines, qu'ils sont la dernière chose qu'il me reste de lui, les derniers témoins de son existence, et que pour cela, pour cette raison, ils me sont précieux, et j'aurais fini par pleurer quand même.
Et je leur aurais dit à tous, ceux qui se trompent, j'aurais fini par leur dire que je suis quelqu'un de sensible, de profondément sensible, et que s'ils ne le savent pas, s'ils ne s'en sont pas rendus compte, c'est parce qu'ils ne me connaissent pas assez.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 14:40

Modifié le samedi 20 septembre 2008 14:51

THE Claire, la seule, l'unique <3

THE Claire, la seule, l'unique <3

T'as toujours eu ta place dans ma vie. Et tu l'auras toujours.
J'ai du mal à m'imaginer sans toi, même si on trouve pas vraiment le temps de se voir en dehors de notre merveilleux lycée prévertien (humour, haha) eh bah t'es quand même là, omniprésente.
Ta manière bizarre de dire bonjour, tes contradictions, ta fan attitude, ton rire qui fait rire, tes gamelles dans la cour du lycée, ton absence de tact, tes airs de gratte, ta voix qui monte dans les aigus quand tu t'énerves, ta gentillesse, ton écoute.
Tout ça j'en ai besoin.


Oh, toi!

# Posté le lundi 15 septembre 2008 13:34

une simple passagère à bord de ce train-train, une fille de l'air, une fille de rien, une ombre si légère que rien ne la retient... La fille au pair de mon destin. Pluie qui glace ne mouille à peine, vent de face, mes joies, mes peines... Technicienne de surface à fuir la profondeur, balaye les traces, bats les coeur, en haut du grand plongeoir les yeux levés au ciel, ne pas boire la tasse du réel... Mon coeur boeing survole pressé le grand ring sans se poser...

une simple passagère à bord de ce train-train, une fille de l'air, une fille de rien, une ombre si légère que rien ne la retient... La fille au pair de mon destin. Pluie qui glace ne mouille à peine, vent de face, mes joies, mes peines... Technicienne de surface à fuir la profondeur, balaye les traces, bats les coeur, en haut du grand plongeoir les yeux levés au ciel, ne pas boire la tasse du réel... Mon coeur boeing survole pressé le grand ring sans se poser...


"Je n'écris pas pour dire que je ne dirai rien, je n'écris pas pour dire que je n'ai rien à dire. J'écris : j'écris parce que nous avons vécu ensemble, parce que j'ai été un parmi eux, ombre au milieu de leurs ombres, corps près de leur corps ; j'écris parce qu'ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l'écriture : leur souvenir est mort à l'écriture ; l'écriture est le souvenir de leur mort et l'affirmation de ma vie."


W ou le souvenir d'enfance, Georges Perec

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 07:07